Le groupe OCP compte investir 17,3 milliards de dirhams l’année prochaine. Cette enveloppe ira au doublement des capacités d’extraction et de production des phosphates et au triplement de la capacité de transformation chimique (acide phosphorique et engrais). L’objectif étant d’anticiper l’arrivée de nouvelles capacités de production de la concurrence et de capter la croissance future du marché mondial.
Un programme d’investissement conséquent chez le groupe OCP pour 2017. Le géant phosphatier investira, en effet, 17,3 milliards de dirhams l’année prochaine. Il figure ainsi à la deuxième position après le groupe CDG (18 milliards) sur la liste des investissements projetés par les principaux entreprises et établissements publics en 2017, soit au total 107,055 milliards de DH.
L’investissement à consentir par l’opérateur phosphatier ira essentiellement à la poursuite du programme industriel du groupe, notamment les composantes de renforcement des capacités de production minière et chimique. Concrètement, il s’agit de doubler les capacités d’extraction et de production des phosphates et de tripler la capacité de transformation chimique (acide phosphorique et engrais).
Objectif : anticiper l’arrivée sur le marché de nouvelles capacités de production des concurrents et de capter la croissance future du marché mondial. L’opérationnalisation de ce programme industriel permettra au groupe d’augmenter ses capacités de production en les portant à 50 millions de tonnes en 2025 contre 30 millions actuellement. Il lui permettra également de s’assurer un leadership sur les coûts de production à l’échelle mondiale au moyen d’une intégration et d’une optimisation des chaines de valeur. Sans oublier une flexibilité sur la chaine de valeur qui devra offrir plus de souplesse pour répondre aux besoins des clients et aux fluctuations de la demande. «La réalisation des unités dédiées à la production d’acide phosphorique et d’engrais constitue une avancée rassurante pour l’objectif visant à faire de Jorf Lasfar une plateforme mondiale de la chimie des phosphates destinée à accueillir les investissements directs étrangers. De même, les sites de Laâyoune et de Safi seront érigés en hubs de valorisation et de traitement des phosphates», détaille le rapport sur les établissements et entreprises publics accompagnant le projet de Budget 2017.
Le groupe présidé par Mostafa Terrab affirme avoir défini une nouvelle stratégie de développement des
écosystèmes.
L’objectif étant de favoriser l’émergence d’un tissu industriel autour du secteur des phosphates avec comme sous objectif une réduction des coûts livrés à l’OCP pour doper sa compétitivité. Les principales opérations en cours de réalisation par le groupe portent sur des unités industrielles de fabrication de convoyeurs, des pièces de rechange et certains équipements ainsi que la création d’unités de maintenance du parc industriel de l’OCP.
Les coûts des intrants (souffre, ammoniac et potasse) pèsent toujours sur la compétitivité du groupe. Pour les maîtriser, le géant phosphatier affirme envisager plusieurs projets de partenariats visant notamment l’internalisation de la production de ces intrants. Le groupe ne fournit, toutefois, pas de détails sur ces projets.
De même, l’OCP entend réduire ses coûts opérationnels. Ainsi, en plus des effets liés au programme industriel en termes d’amélioration des procédés et de réduction des coûts (slurry pipeline), le groupe indique mener plusieurs opérations liées à la formation et l’incitation pour l’amélioration de la productivité du personnel.

